Soupe de nanars et Rosebuds fanées

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Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Ven 4 Nov 2005 - 13:57

Soupe de nanars et Rosebuds fanées
Ou comment arrive t-on à créer une parfaite bouse cinématographique avec seulement une caméra et un morceau de papier.




Soirée peinarde hier, à l’appart’ du GE : André était affalé avec une kro sur le canapé, Bave a enfermé Cirse dans les toilettes pendant que Naz était parti demander le prix des dames en fourrure en bas de la rue. Grrr s’est méchament viandée avec sa liane dans les escaliers, déclamant que depuis toujours, sa vie ne tient qu’à un fil (rires du public en voix off). Enfin bref, la soirée idéale pour se fendre la poire et ressortir un bon vieux nanar poussiéreux. On en a toute une armoire pleine. Mais une question surgit. Quel nanar choisir ? Vercingetorix ? Ou peut-être Mon curé chez les nudistes ? Oh, un petit Max Pecas serait sans nul doute plus tentant… Et puis d’abord, c’est quoi un nanar ?

Avant tout, le nanar ne doit pas être confondu avec le navet.

Pour le Petit Robert, le navet est un très mauvais film insipide et ennuyeux, doublé d’une œuvre d’art sans valeur. Attention ! Cela ne veut pas forcément dire que tous les films ennuyeux ressemblent à des navets. Les chefs-d’œuvre de Bergman en sont de parfaits exemples. (même si je n’en regarderai pas tous les jours, il faut l’avouer.)

Non, le véritable nanar, le vrai, le pur reste toujours divertissant et pas seulement parce qu’il est démodé. La « nanar attitude », c’est tout l’art de cultiver la médiocrité, le mauvais goût, le kitsch, le ridicule. Il existe deux types de nanar dont il vaudrait mieux éviter de faire l’amalgame.

Le nanar culcul. Dans ce cas, les réalisateurs du film sont tout à fait conscients d’engendrer une véritable merde. Sans prétentions aucunes. On les qualifient souvent « d’ovnis » du fait du décallage établie par rapport aux autres films considérés comme « corrects ». Pensez aux Charlots ou encore à La Cité de la peur des Nuls. Les acteurs seront volontairement mauvais, les effets de caméra pitoyables, le scénario primaire et maladroit…

Et enfin, mon préféré, le nanar concon. Dans ce genre de film, les auteurs ont la prétention de réaliser un film correct, voire même un chef-d’œuvre. Ils y ont bossé pendant des mois interminables, ils y ont consacré un budget conséquent doublé par la sueur de leurs efforts, ils y ont sacrifié un moment entier de leur vie. Ajoutez-y des acteurs arrogants et totalement dénués de talents et vous obtiendrez-là un véritable petit bijou. Comment appréhender le nanar concon sinon une allégorie tragique et burlesque du vain effort, de l’imperfection des hommes ? Et c’est cela qui est drôle, ce décalage flagrant entre le travail acharné et la volonté des réalisateurs avec le résultat obtenu. Voir ce vantard de Christophe Lambert se prendre pour James Dean alors qu’il n’a pas les épaules de l’imiter et qu’il a le don de tourner dans des films plus que médiocres relève d’un comique égal sinon supérieur au génie de Charlie Chaplin. Le nanar concon est semblable à un Radeau de la Meduse clownesque, à un concorde prétentieux croyant faire un suberbe looping alors qu’il ne fait que foncer dans un lagon de guano.

Il existe pourtant des similitudes entre le nanar culcul et le nanar concon. Tous deux sont comparables aux grands vins, ils se bonifient avec le temps parce qu'ils sont déjà dans une optique ringarde.

Voici mes nanars préférés pour le moment.




Rien que l'affiche traduit tout l'esprit du film. Symbole parfait du nanar culcul, je suis sûr que Lestat l'a déjà en DVD. Parodie bourrée de références le tout dans des décors en carton-pâte, il faut être au moins un H35 pour apprécier ce film. Chapeau-bas aux nouveaux doublages français, interprétés par des comédiens las et blasés qui incrustent dans la bande son des conneries totalement spontanées et imprévues. Et cela n'enlève rien à l'esprit du film, bien au contraire. Pas mal de répliques cultes.

Allons-y plus doucement, on sera plus nombreux!

Entre nous, il y aura toujours un cadavre.

- Il y a quelques temps tu m'aurai épousé...
- Ouais mais qu'est-ce que tu es devenue laide!


Ect Ect...




Ahhhhh, Merveilleuse Angélique, dorlotée dans son satin kitsch et Robert Hossein (je crois) en poète transi à la coiffure très Mireille Mathieu...




Un grand incontournable des films concons. Que dis-je?! L'Epitome du film concon. Ce machin a fait un bide retentissant en France. Il n'empêche, c'est un de mes nanars préférés. Très Holywoodiens, à grand budget donc. Les acteurs sont pathétiques, le scénario pitoyable, les effets spéciaux foncièrement moches, une morale douteuse, des dialogues cons à souhait et stéréotypés à tel point qu'on peut deviner à l'avance la prochaine réplique!!! Un vrai joyau!



Alors, qui voudrait remplir la vidéothéque de nanars, et surtout faites-nous découvrir vos nanars cultes! Wink

Et bon appétit bien sûr!
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  nazgul666 le Ven 4 Nov 2005 - 15:22

La Cité de la Peur en tant que nanar... Je suis plus que dubitatif.

C'est toujours délicat de définir clairement un nanar. En tout cas les Charlots contre Dracula en est un beau si je me souviens bien du film.

Bad taste peut-il être considéré comme un nanar? Et Waynes World?? Car un nanar a du charme. C'est celà même qui le distingue d'une bouse...

Je mettrais bien un certain Razorback qui passait sur M6 les jeudi soir assez souvent.

Bof en fait j'en sais rien.

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Lestat le Ven 4 Nov 2005 - 15:22

je suis sûr que Lestat l'a déjà en DVD.

A dire vrai, des trois Evil Dead, je n'aime vraiment que le premier. Embarassed Ceci dit, je le trouve pas spécialement nanar.



L'Abime des Morts Vivants, du bon vieux Jess Franco. Un film pour lequel j'ai une certaine tendresse. Des Zombies craignos, des stock-shots, des acteurs mauvais et un scénario dont des pages entières doivent encore tournoyer dans l'abîme du titre.



Une soucoupe volante en forme d'enjoliveur attéri sur Terre. En sortent des bonshommes en pijamas accompagnés d'un homard qui réduisent les humains à l'état de squelette en plastique. Sauf un qui trouve que sur Terre, il y a un truc trop cool, c'est la famille...
Un gros nanar de propagande pro-famille, fauché et mal foutu de partout. Avec un homard géant -en fait, une poupée agité par un accessoiriste- à la fin du film. Ecrit, réalisé, produit, et effetspéciauté par un certain Tom Graeff en 1959.





Incontournable. Le dernier rôle de Bela Lugosi. Un des plus grand nanar de tout les temps !

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Ven 4 Nov 2005 - 15:33



Et moi, je te donne un Magnifique The Turkish Wars de son vrai nom, l'Homme qui va sauver le monde. Sublime navet Turc aux effets spéciaux minimalistes à souhait, copie lamentable de Star Wars. Film très rare que les cinéphiles se passent sous le manteau!


Voir absolument ceci, de toute urgence!
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=tsw clap biz_joue
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Lestat le Ven 4 Nov 2005 - 15:43

Alors que durant les années 70, le fantastique gothique italien tirait ses dernières cartouches, notamment en caviardant les vieux chateaux de scènes érotiques, un homme eut un jour idée de filmer et sortir...ça :



Un bossu, deux hommes des cavernes, un nain violeur et nécrophile, des scènes dénudées sans queues (!) ni têtes et hop, voila un gros Z honteux, sauvé par une poignée de scènes au charme certain.

Dans le même genre, on préferera Lady Frankenstein, cette obsédée sexuelle, qui lui en est l'inverse : sorti d'une poignée de scènes nanardes, c'est une délicieuse bisserie autrement plus digeste et solide.


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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Ven 4 Nov 2005 - 16:21

Roh ça m'en met l'eau à la bouche :faim: ... Je vais voir si on ne peut pas trouver ces petits bijoux en VHS dans une braderie!
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Mer 24 Mai 2006 - 23:56

Tiens, cette merde de Perdus dans l'espace que j'ai revu récemment contre mon gré. Alors j'ai pas hésité à en faire part dans la rubrique de Nanarland nommée "On s'est fait avoir, vous croyez avoir affaire à un délicieux nanar, pas de pot, ce n'était qu'un navet".

Et oui, moi aussi j'aime bien prendre ma plume krinéene et descendre de la vraie daube sans nulle forme d'intérêt!

Action.


Perdus dans l’Espace



PERDUS DANS L'ESPACE
Lost In Space
1998
Réalisateur: Stephen Hopkins
Acteurs : Gary Oldman, William Hurt, Matt Leblanc, Mimi Rogers, Heather Graham



L’accouplement inopiné entre le cinéma et le marketing n’est pas sans engendrer parfois quelques tares. Les réalisateurs et les producteurs, plus préoccupés par une logique plus mercantiliste qu’artistique ne se rendent pas forcément compte de l’infâme bouse qu’il ont crée. Perdus dans l’espace est ce qu’on pourrait appeler un mélange hybride entre les affres d’une SF de mauvaise augure et la stratégie marketing d’un marchand de lessive. Le but du film étant de coller le plus possible à la « cible » intéressée.

Juste de quoi titiller les sens du narnardeur, pensant trouver-là peut-être une nouvelle pépite contemporaine, qui certes ne casserait pas le diamant (aaaah White Fire !), mais qui proposerait quand même un doux spectacle de débilité profonde.
Cependant, ne vous faites pas d’illusions, car Perdus dans l’Espace possède tous les symptômes d’un navet, d’un film insipide et fade, sans aucun intérêt. Le tout desservi par une morale pompeuse sur le respect des valeurs familiales.


Nous sommes en 2050, les ressources de la terre commencent à s’épuiser et l’humanité est vouée à mourir dans sa petite prison bleue. Afin de sauver le monde, Le Professeur Robinson (William Hurt) s’est porté volontaire avec sa famille pour ouvrir un tunnel spatio-temporel sur Alpha Prime, situé à 10 années lumière de la terre. Seulement voilà, la mission qui s’annonçait si paisible se retrouve bouleversée par un sabotage fomenté par des méchants…




Un scénario somme toute assez basique, mais il semblerait que Stephen Hopkins ait été plus intéressé par le festival d’images de synthèse que par la narration et les autres détails pourtant si précieux à la réalisation d’un film. Oui c’est vrai le spectateur s’en prend plein la gueule tout au long du film, par une avalanche d’effets spéciaux de facture correcte. Mais on s’arrête là, car tous les autres aspects de Perdus dans l’espace demeurent sous la constellation de la médiocrité.


Des acteurs insipides au possible

Commençons par les acteurs et les personnages si vous le voulez bien. L’essentiel du casting étant composé de la famille Robinson. Car la famille Robinson, c’est un peu le symbole des pionniers américains, soudés par des valeurs patriarcales et claniques, à la limite du réac. Le film est l’occasion de présenter le schéma sévèrement pyramidal du clan. Donc dans la famille Robinson je voudrais :


- Le père, joué par William Hurt, le vénéré patriarche barbu de la famille : Justice, fermeté le caractérise.

- La mère, le deuxième pilier du clan Robinson, ce personnage passe complètement inaperçu tout au long du film. Il s’agit d’un personnage secondaire dont l ‘apparition et la prestation sont voués à l’oubli. Ce n‘est qu’une femelle après tout…

- Will, Le fils âgé de 10 ans. Alors là, nous touchons à un point sensible. C’est le seul p’tit mâle de la tribu, donc l’unique géniteur de la race des Robinson. Il aura un rôle tout à fait privilégié dans la narration et se retrouve omniprésent pratiquement dans tous les rebondissements du film. Sa relation avec sa famille et tout particulièrement son père formera le ciment d’une morale sur les valeurs claniques américaines.

- La fille cadette. Prototype même de la fille révoltée et faussement rebelle. Normal après tout pour une ado. C’est un petit bout de femme anoréxique, et qui glousse comme une dinde shootée à l’hélium à chacune de ses maigres répliques. Mention spéciale à la VF !

- La fille aînée, toute fraîchement sortie de l’adolescence, elle à l’âge d’être féconde, de se marier pour perpétuer la race des Robinson.

- Le petit ami de la fille aînée, joué avec platitude par Matt LeBlanc. Il n’est pas encore marié avec la fille, donc il ne fait pas encore partie du clan. Nous le verrons par la suite, c’est lui qui effectuera les tâches les plus ingrates pour prouver sa fidélité envers ses futurs proches. Je dirais que sa vie se situe dans un échelon hiérarchiquement inférieur.

- Et enfin l’infâme docteur Smith qui a saboté la mission, interprété par Gary Oldman, plus présent sur la pellicule pour cachetoner que pour démontrer ses talents d’acteur. C’est l’incorrigible méchant, incarnation du mal absolu qui n’hésitera pas à prendre le dessus même quand il se trouve dans la même galère que les autres. Il ne sert que de faire-valoir aux Robinson soudés par tant de valeurs et de solidarité, c’est beau… D’ailleurs, il dira devant des cocons, son pressentiment devant une menace. « Croyez-moi, le mal reconnaît le mal. » dit-il. Le pauvre acteur est engoncé dans la caricature du méchant la plus basique et la plus primaire.



Vous l’aurez compris, les personnages ne représentent que d’infâmes stéréotypes et les acteurs ont plus que du mal à sortir du carcan rigide défini par des scénaristes sans aucune fantaisie omnubilés par la morale qu’ils veulent nous asséner. Globalement, le jeu est fade, parfois ennuyeux à mourir. L’interprétation des acteurs est trop mauvaise pour être potable mais d’un autre côté, elle n’atteint pas le niveau de cabotinage foireux requis pour accéder au rang des rôles nanars.


Un scénario époustouflant et un esthétisme de bon goût!


Donc notre petite famille chérie s’embarque à bord du vaisseau prête au décollage. Seulement voilà, Gary Oldman, le vilain, s’infiltre à bord de l’astronef et sabote l’hyperespace. Manque de bol pour lui, il se ramasse un coup de jus électrique qui l’assomme temporairement. Juste le temps du décollage, et le voilà transformé en passager clandestin contre son gré. C’est ballot !




Pendant ce temps, les Robinson s’apprêtent à être cryogénisés. On a le droit à une scène touchante où les membres se souhaitent bonne nuit. Matt LeBlanc lui, n’aura droit au dodo que bien plus tard. En effet, c’est lui qui doit enclencher l’hyperespace pendant que notre petite famille roupille tranquillement. Un sous-fifre vous dis-je… Tout se passe comme prévu et le fiancé part aller se pieuter, quand Gary Oldman, en indécrottable méchant programme un robot pour détruire la famille Robinson. Dieu merci ils s’en sortiront. Arrêtons-nous deux secondes sur ce robot : RINGARD ! Inspiré de la SF des fifties, on dirait qu’il a été dessiné par Matt Groening pour fururama ! Avec son armature argentée et ses lignes dignes d’une Chevrolet 1955, il répète les ordres qu’on lui a donné avec une voix entêtante. « Tuer la famille Robinson - Tuer la famille Robinson ». D’ailleurs tout l’esthétisme du film se construit autour d’un hommage à la SF ringarde (Hommage à la précédente série, Lost in space...). Peut-être les réalisateurs avaient-ils jugé bon d’innover graphiquement tout en s’inscrivant dans un style volontairement désuet. Mais le mélange entre design fifties et technologie high-tech de 1998 scied mal à l’esthétique du film. Décors aseptisés et peu crédibles s’apparentant plutôt à un plateau de télé réalité avec des couleurs tutti frutti. (Au moins Matt Leblanc n’est pas dépaysé par rapport aux décors de Friends…). Le vaisseau des Robinson, fausse soucoupe spatiale, pique un peu les yeux du spectateur affligé. Il faut voir les acteurs, boudinés dans leur combinaison moulante, mariage entre une armure de centurion romain et une combinaison de plongeur.




On peut le dire, Perdu dans l’espace offre un vrai festival de mochetés faussement novatrices mais véritablement ringardes. Clou du spectacle : la petite créature rougeâtre en images de synthèse très cheap que nos aventuriers trouvent dans un vaisseau spatial abandonné. Complètement inutile, elle s’accroche à la fille cadette et est censée attribuer une touche d’humour à la narration. Les responsables du film ont sans doute préféré glisser cette peluche virtuelle histoire d’appâter le jeune public et d’en faire des produits dérivés par la suite histoire de se faire quelques Louis d’Or en plus. Malheureusement, cet ersatz marketing est tout bonnement effrayant avec ses paupières qui se ferment verticalement et ses traits de singe extra-terrestre dégénéré.



Dès le milieu du film, le scénario s’enfonce la médiocrité la plus exhaustive. Et le spectateur s’ennuie à mourir : l’astronef s’écrase sur une planète montagneuse, habitée par une bulle spatio-temporelle qui peut laisser présager l’avenir… Je n’en dis pas plus. Tout le scénario n’est qu’un prétexte pour montrer les valeurs familiales, tous les rebondissements de la narration ne sont construits que pour montrer le code de bonne conduite d’une tribut familiale heureuse.




Autant dire que Perdus dans l’espace est un patchwork de clichetons tous plus débiles les uns que les autres. Je retiens particulièrement la scène où le gamin apprend au robot à devenir humain. Pour cela il enregistre sur son disque dur tous les événements et les passions de sa vie qui s’affichent en hologrammes simplistes : base-ball, chien, famille etc… Puis il lui assène une leçon sirupeuse et complètement formatée sur les valeurs de l’amitié. On reconnaît là une habitude du marketing qui vise constamment à classer les individus en groupes homogènes reliés par des clichés communs. Le film en témoigne : les bons enfants américains doivent aimer le base-ball, qui est nécessairement un élément primordial dans leur vie. Autre moment fort, quand le fils se tue pour empêcher une créature d’accomplir son forfait, le père entonne cette phrase comme le Christ prêche une parole divine « Il n’a pas hésité à se sacrifier pour sa famille ». Le spectateur s’enfonce dans le ventre de son fauteuil, abasourdi par tant de stéréotypes et par une morale limite réac’.


Voilà un véritable navet qui égayera les soirées mornes des dépressifs chroniques. Un film qui ne vaut même pas la peine de siéger au panthéon de nanarland, même si certaines scènes font agréablement sourire par leur degré de connerie. En bref, Perdus dans l’espace est comparable à Orangina : toute la pulpe nanarde décante dans le fond, le reste étant du jus de navet insipide. Il faut secouer pour que l’on jouisse de maigres secousses nanardes de magnitude 1 sur 5. Une broutille.


Voilà bien la tragédie des navets. Le cul entre deux chaises, celle du film potable et celle du nanar, ils ne suscitent aucun intérêt. Ni pour les cinéphiles, ni pour les nanardeurs invétérés.
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Cirse le Jeu 25 Mai 2006 - 1:10

clap Hilarant !!!!!!!!!

j'vais avoir du mal à dormir cette nuit Laughing Laughing
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  nazgul666 le Lun 29 Mai 2006 - 11:29

J'ai pas lu c'est beaucoup trop long. Mais par contre pour devenir un bon nanard il faut qu'il murisse. C'est comme le bon vin!

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  so-question le Lun 29 Mai 2006 - 16:02

Vous écrivez de trop long texte ... sérieux je suis vraiment oas motivée a participer au conversation ... même si cela me ferais plaisir lol
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Dbo le Lun 29 Mai 2006 - 16:44

La grande question, c'est:
nanar ou nanard???

Ceci dit, je suis une inconditionnelle ^^
Mais surtout dans le domaine du nanard d'horreur, c'est une vraie passion (et j'ai cru voir que je n'étais pas seule ^^)
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Lun 29 Mai 2006 - 17:18

Dans ce cas, chère Dbo tu trouveras belle amitié avec notre Lestat national, qui se délecte de films d'horreurs tartignoles. Mais attention, derrière cet esprit grand enfant, fasciné par la fausse chair en latex et le faux sang de théâtre se cache un cinéphile hors pair. coeur
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Bougnette le Lun 29 Mai 2006 - 21:23

Oh une nouvelle canarde (on dit pas ça?) faut que j'aille lui dire bonjour biz_fleur

(si j'oublie de le faire, bonjour canarde!)
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Jeu 13 Mar 2008 - 22:47

Aaaaah je me disais bien qu'il y avait un topic réservé aux nanars! Very Happy


Celui-ci m'a l'air fort appétissant:

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Mepht le Jeu 13 Mar 2008 - 23:03

long et inquietant, comme je les aime ^^

faudra faire télé GE aussi, et diffuser celui la escargot
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Jeu 22 Mai 2008 - 3:10

Très très très mauvais film que ce SuperNova. Alors attention, ne vous faites pas avoir, il ne s'agit pas d'un nanar qui pourrait éventuellement faire adhérer le spectateur par ses ratages et du coup laisser esquisser quelques sourires...




Un scénario complètement décousu et incohérent, des acteurs assez creux, un manque de rythme abyssal et surtout d'un ennui intersidéral mêlé à un discours pseudo-scientifique fumeux mal maîtrisé. On attend le dénouement ultime où le film va déraper pour qu'il soit risible... ou s'améliorer pour qu'il soit regardable...

Que nenni ma bonne dame, du pur jus de navet premier choix. Hélas, même le travail esthétique plutôt réussi ne sauve pas les meubles. Shit Ne vous fiez surtout pas à l'accroche (trompeuse) "La terreur a une nouvelle dimension", ce film est tout juste ennuyeux.

D'autant plus que les scénaristes ont dû sérieusement picoler: tous les acteurs doivent se mettre systématiquement à poil dès que le vaisseau enclenche un saut dimensionnel et qu'en plus, ça "stimule l'énergie sexuelle" (?!). A partir de là, comment voulez-vous prendre ce film au sérieux? Rolling Eyes
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Lestat le Jeu 22 Mai 2008 - 9:38

Je crois que la gestation du film est un tel sac de noeud et que Walter Hill (Les Guerriers de la Nuit quand même, merde !) en a tellement honte qu'il l'a fait signé Allan Smithee. escargot

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  Black.Acid.VaselinE le Jeu 22 Mai 2008 - 13:09

J'adore le truc de l'energie sexuelle qui en prend un coup!

En fait, c'est le sunshine du pauvre ce film, non?
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Ven 23 Mai 2008 - 3:04

On va dire que c'est un mélange entre Alien et Sunshine, l'intérêt en moins. Evitez ce film. N'en parlons plus.


Au suivant! escargot
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  frooschy le Ven 23 Mai 2008 - 10:37

C'était trop bien Sunshine. priere priere priere

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  ninjardin le Ven 23 Mai 2008 - 19:18

JoelRobuchon a écrit:Aaaaah je me disais bien qu'il y avait un topic réservé aux nanars! Very Happy

En même temps, c'est toi qui l'a ouvert...

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  JoelRobuchon le Dim 8 Fév 2009 - 2:40

Au cours d'une nuit improbable sur NRJ12 en compagnie du Vampire sur aimésène, je fus le témoins d'un fort sympathique petit nanard.

Skeleton man


Alors ma brave dame qu'est-ce que ça raconte? C'est l'histoire de Bouche-de-coton, un indien maudit par les siens et condamné à errer pour l'éternité sur ses terres. Ainsi, son squelette hante les forêts pour protéger son territoire. Evidemment le fantôme va dézinguer à peu près tout ce qui bouge, en particulier des scientifiques et des commandos de Delta Force qui s'amusent à faire des galipettes viriles dans le coin.

Des dialogues improbables et d'une débilité à chaque fois surprenante et renouvelée, un scénario plat qui nous gratifie cependant de quelques summums délirants d'âneries, des troisièmes couteaux (Casper Van Dien réinvente le concept du rôle qui passe inaperçu, Michael Rooker venu spécialement en guess star pour payer ses impôts).

Commençons par LE point fort du film, l'argument du commercial, le nectar de l'Olympe. Le mort-vivant. Dès les premières apparitions on sait que c'est LUI la star, digne de remettre d'aplomb une poignée de dépressifs chroniques.



Voir un mec déguisé avec un masque de latex, sapé dans un sac plastique Albal en guise de cape et foutre la pâté à tout le monde est une source de ravissement. Albal (c'est le petit nom que je lui ai donné) évite toutes les balles (mais ça les militaires mettront les 9/10ème du film à le comprendre), il résiste à la tatane à l'ancienne, il disparait dans la forêt dans des effets spéciaux bidons pour mieux réaparaître derrière, il évite les roquettes des bazookas et surprise il arrive à cacher des épées et un arc avec des flèches sous le sac plastique qui lui sert de cape!

Oooh! Voilà Albal qui zigouille un hélico de l'US Air Force avec une flèche de son arc!
Magnifique! Albal qui galope au ralenti, le vent faisant gonfler sa cape et sa capuche, on dirait une montgolfière!
Fichtre! Albal se paye en cours de route un petit Doom-like dans une centrale électrique comme ça pour la détente...
Par tous les Saints! Michael Rooker et Albal se fight à la fin, on dirait presque du Scary movie!
Trop fort! Skeleton man change de destrier au moins 5 fois au cours du film (un cheval tantôt noir, tantôt brun, tantôt brun avec une tâche sur le museau...).


Des acteurs très inspirés. Ici le vieille indien raconte comment son poisson rouge est mort hors de son bocal.

La succession de scènes de traque entre les militaires et le fantôme en devient presque comique. Ce comique de répétition faisant parfois penser aux meilleurs moments hystériques de Benny Hill. Mais il est parti où le fantôme? Il parti par ici, il repartira par là!


Die Hard enfoncé!

Les impénitents du nanard reprocheront la platitude du scénario et l'inégalité du délire tout au long du film. Cependant, Albal à lui-seul arrive à nous faire passer de très agréable moments.

PS: Surtout ne manquez-pas la bande-annonce de ce chef-d'oeuvre!

http://www.canalplay.com/cinema/skeleton-man,297,309,4314.aspx
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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

Message  nazgul666 le Dim 8 Fév 2009 - 9:59

En plus, il est diffusé environ tous les mois sur la TNT.

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Re: Soupe de nanars et Rosebuds fanées

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