Poêtes éternels

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Message  Chuipulà le Jeu 13 Jan 2005 - 22:17

Encore, encore, encore!

Eddy Mitchell
Couleur menthe à l'eau

Paroles et Musique: Eddy Mitchell, P. Papadiamandis


--------------------------------------------------------------------------------

Elle était maquillée
Comme une star de ciné
Accoudée au Juke box
la la la la
Elle revait qu'elle posait
Juste pour un bout d'essai
A la century fox
la la la la
Elle semblait bien dans sa peau
Ses yeux couleur menthe à l'eau
Cherchaient du regard un spot
Le dieu projecteur
Et moi je n'en pouvais plus
Bien sur elle ne m'a pas vu
Perdue dans sa megalo
Moi j'etais de trop

Elle marchait comme un chat
Qui méprise sa proie
Ou frolant le flipper
La chanson qui couvrait
Tous les mots qu'elle mimait
Semblait briser son cœur
Elle en faisait un peu trop
La fille yeux aux couleur menthe à l'eau
Holywood est dans sa tête
Tout'seule elle répéte
Son entrée dans un studio
Décor couleur menthe à l'eau
Perdue dans sa megalo
Moi je suis de trop

Mais un type est entré
Et le charme est tombé
Arretant le flipper
Ses yeux noirs ont lancé
De l'agressivité
Sur le pauvre juke box
La fille aux yeux couleur menthe à l'eau
A range sa megalo
Et s'est soumise aux yeux noirs
Couleur de trottoir
Et moi je n'en pouvais plus
Elle n'en a jamais rien su
Ma plus jolie des mythos
Couleur menthe à l'eau
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Jeu 13 Jan 2005 - 22:25

Fait pas attention c'est ma soirée!

Charles Trenet
Je chante

Paroles et Musique: Charles Trenet 1937


--------------------------------------------------------------------------------

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l'eau
Je couche
Sur l'herbe tendre des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j'ai tout et j'ai rien
Je chante sur mon chemin
Je suis heureux et libre enfin.

Les nymphes
Divinités de la nuit,
Les nymphes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous.
Je sonne
Chez la comtesse à midi :
Personne,
Elle est partie,
Elle n'a laissé qu'un peu d'riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je chante
Mais la faim qui m'affaiblit
Tourmente
Mon appétit.
Je tombe soudain au creux d'un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
"Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes,
Je tends la main.
Pitié, j'ai faim, je voudrais manger,
Je suis léger... léger..."

Au poste,
D'autres moustaches m'ont dit,
Au poste,
"Ah ! mon ami,
C'est vous le chanteur vagabond ?
On va vous enfermer... oui, votre compte est bon."
Ficelle,
Tu m'as sauvé de la vie,
Ficelle,
Sois donc bénie
Car, grâce à toi j'ai rendu l'esprit,
Je me suis pendu cette nuit... et depuis...

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante
Sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
Je couche,
Parmi les fleurs des talus,
Les mouches
Ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j'ai plus faim,
Heureux, et libre enfin !
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Jeu 13 Jan 2005 - 22:35

Celle là me donne des frissons quand rien qu'à la lire!

Ginette Reno
L'homme blanc dans l'église noire

Paroles et Musique: G.Bernard, F.Gérard

--------------------------------------------------------------------------------

Quand il est entré dans l'église de Harlem
Tous les regards se sont tournés vers lui
Quand il s'est assis dans l'église de Harlem
On n'entendait pas un souffle pas un bruit
On n'a pas souvent l'occasion de voir
Entrer un homme blanc dans l'église noire
Quand il a prié dans l'église de Harlem
Toute la foule alors s'est recueillie
Quand il a pleuré comme un homme de Harlem
Alors les femmes ont prié pour lui
On n'a pas souvent l'occasion de voir
Entrer un homme blanc dans l'église noire
On n'a pas souvent l'occasion de voir
Pleurer un homme blanc pour la mort d'un noir
Pour la mort d'un noir d'un noir
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Jeu 13 Jan 2005 - 22:52

Une petite derniére en tant que bébé avant de devenir une femme qui va passer le code et avoir une carte de retrait!

Mylène Farmer
Innamoramento

Paroles et Musique: Mylène Farmer 1999 "Innamoramento"


--------------------------------------------------------------------------------

Toi qui n'as pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j'ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s'il me faut tout recommencer

Toi qui n'as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j'ai
Dans le cœur un fil minuscule
Filament de lune
Qui soutient là, un diamant qui s'use
Mais qui aime

{Refrain:}
J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à toi
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à moi
Trouver enfin peut-être un écho

Toi qui n'as pas vu l'autre coté, de
Ma mémoire aux portes condamnées, j'ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu'il me faudra cesser

Moi qui n'ai plus regardé le ciel, j'ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
L'inconnu a meurtri plus d'un cœur
Et son âme sœur
On l'espère, on l'attend, on la fuit même
Mais on aime

{au Refrain, 3x}
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Aaaaaaaaaa ROMANTISME

Message  Cirse le Ven 14 Jan 2005 - 16:02

clap Bravo ma p'tit Baby, bravo, quelle passion, quel enthousiasme biz_joue
A mon tour maintenant de vous citer cet admirable poète qu'était Edgar POE , son évocation insurpassable de l'angoisse, de la mort menaçante, de l'horreur surnaturelle ou encore, de la nostalgie douloureuse de la pureté perdue cat Les plus célèbres pièces musicales qu'il inspira furent sans doute la grande symphonie avec choeurs "Les cloches" composée à la veille de la Première guerre mondiale par Serge Rachmaninov, précédée par l'opéra en un acte de Claude Debussy "La chute de la Maison Usher" (1908) l'oeuvre la moins connue de son répertoire, du grand public car tant et tant de fois remise sur l'ouvrage !!
Un extrait du Masque de la Mort Rouge de POE, traduit par le divin Charles Baudelaire (dont d'aucuns prétendent que la version était supérieure à l'original) king

Rôdant autour des proies qu'elle convoite la Mort, spectre horrible et fatal hante la contrée... Dans une atmosphère lourde d'angoisse et d'épouvante c'est, brusque et hideuse, l'apparition du Masque de la Mort rouge dont le rictus diabolique dénonce la joie rageuse et impitoyable de tout livrer à l'anéantissement . Comme pour défier le fléau, un jeune Prince et ses amis festoyent joyeusement dans une abbaye fortifiée dont on a soigneusement muré les issues. Là, le Prince gratifie ses hôtes d'un bal masqué de la plus insolente magnificence, et son goût fantasque pourvoit aux divertissements de la fête : tableau voluptueux que cette mascarade !
Cependant, chaque fois que la voix étrange et profonde d'une très vieille horloge sonne les heures...l'élan des danseurs semble paralysé pale A peine les échos de ce tintement ont-ils fui qu'une hilarité légère et mal contenue circule parmi les hôtes . La fête reprend alors, mais avec moins d'entrain et comme gênée par les souvenirs de ces appels à l'heure ; toutefois peu à peu, la musique s'anime. Les couples fièvreusement tourbillonnent lorsque, sur un geste brusque du Prince, les musiciens s'arrêtent ...
Dans l'ombre de l'horloge, où lourdement résonnait Minuit, se tenait, immobile, un personnage enveloppé d'un suaire.
Une terreur mortelle s'empara de toute l'assistance . La Mort rouge était venue comme un voleur de nuit ! Et tous les convives tombèrent convulsivement l'un après l'autre dans les salles de l'orgie inondées d'une rosée sanglante
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Sam 15 Jan 2005 - 21:51

I love Edgar Poe!! biz_joue

Si on peut aller dans ce sens je propose Liberté de Paul Eluard.
C'est une poésie qui semble n'être bonne qu'à être récitée par des petits écoliers (message sublminal à l'intention de Belle fée) mais en fait elle est trés belle et trop peu reconnue...

Liberté
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer



Paul Eluard
in Poésies et vérités, 1942
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Jeu 20 Jan 2005 - 20:44

Une chanson que j'apprécie particuliérement:

Christophe Miossec
La Fidélité

Paroles: Christophe Mioseec, Guillaume Jouan

--------------------------------------------------------------------------------

Et je sors
Et je drague comme on crève
Avec tellement de choses à regretter
Comme ta langue sur mes lèvres
Et mes mains sur tes poignets
Dis-moi que puis-je y faire
Si je ne sais faire que traîner
Car tu es loin et moi je crève
De ne pouvoir te toucher

Et je sors
Et je drague comme on crève
Avec tellement d'envie à ravaler
Mais si ma bite et mon cœur font grève
Je peux très bien me toucher
Et si ma langue traîne par terre
Je peux très bien l'avaler
Car tu es loin et moi je crève
De ne pouvoir te baiser

Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir t'enlasser
Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir te baiser

Mais si un beau jour je cède
Pourras-tu me pardonner
Mais si un beau jour je m'achève
Dans l'infidélité
Penses-tu que l'on se relève
De tous ces corps si étrangers
Ou que l'on en crève
Ça me ferait tellement marrer

Et si l'envie m'envahit les lèvres
Je peux très bien me lècher
Et si ma langue traîne par terre
Je peux très bien l'avaler

Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir te toucher
Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir te baiser.
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Re: Poêtes éternels

Message  Grrr le Ven 21 Jan 2005 - 18:24

j'aime bien Miossec , mm sa reprise de Salut les amoureux (pour le film de L. Ferreira Barbosa "J'ai horreur de l'amour ", avec Jeanne Balibar)

Dans les moins connues peut-être j'aime bien celles-ci :

Evoluer en 3ème division

Comment t'as trouvé la finale
Qu'en penses-tu dis-le-moi
Même si je ne suis qu'un bon cheval
Ou un gros bourrin, tu as le choix
Un arrière droit assez brutal
Évoluant en D3
Qui sent la bière et l'animal
Les tacles et la mauvaise foi
Allez c'est ma tournée générale
Qu'est ce tu bois
De l'horizon ou du fond de cale
Du Sans-Rival ou de la Badoit
C'est bien que tu sois à la finale
Dans les vestiaires pour une fois
Car si j'ai joué vraiment si mal
C'est que je voudrais encore une fois
Retourner les miroirs, étouffer les sirènes
Pour ne plus te revoir espérer qu'il revienne
T'attraper la mâchoire pour que ta peau devienne
Plus douce que ta mémoire, toujours chaude de son haleine

Fais comme si j'étais en sueur
Fais comme si j'étais en sueur
En sueur

Tu c'est con les jeux de balle
Quand on est à trois
Y en a toujours un qui touche que dalle
Hormis peut-être des bouts de croix

Mais je ne suis qu'un bon cheval
Où un gros bourrin, tu as le choix
Un arrière droit assez brutal
Evoluant en D3
Qui sent la bière et l'animal
Les tacles et la mauvaise foi
Mais pour les coups de pied aux étoiles
Oh pour ça je suis le roi
Quand je m'achève sur les comptoirs
Comme une grosse baleine
Qui attend sans trop y croire qu'un jour tu lui reviennes
Qu'un jour tu lui déclares tu joues pas si mal quand même
Qu'un jour tu lui déclares tu joues pas si mal quand même

Fais comme si j'étais en sueur
Fais comme si j'étais en sueur
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Re: Poêtes éternels

Message  Grrr le Mar 25 Jan 2005 - 21:06

c'est un classique , mais je l'aime bien ^^


Un loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.

Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli , qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers ,
Sire loup l'eût fait volontiers;
Mais il fallait livrer bataille,
Et la mâtin était de taille
A se défendre hardiment.

Le loup donc, l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
«Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui répartit le chien.
Quittez les bois, vous ferez bien:
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi? rien d'assuré; point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l'épée.

Suivez moi, vous aurez un bien meilleur destin.»
Le loup reprit: «Que me faudra-t-il faire?
-Presque rien, dit le chien: donner la chasse aux gens
Portants bâtons et mendiants;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire:
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons:
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.»

Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse
Chemin faisant, il vit le cou du chien pelé.
"Qu'est-ce là? lui dit-il. - Rien. - Quoi? rien? -Peu de chose.
Mais encor? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché? dit le loup: vous ne courez donc pas
Où vous voulez? - Pas toujours; mais qu'importe? -
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."
Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encore


Jean de la Fontaine
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Sam 29 Jan 2005 - 18:53

Michel Berger
La groupie du pianiste



--------------------------------------------------------------------------------

Elle passe ses nuits sans dormir
À gâcher son bel avenir
La groupie du pianiste
Dieu que cette fille a l'air triste
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du pianiste
Elle fout toute sa vie en l'air
Et toute sa vie c'est pas grand chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
Le soir entre ses draps roses

Elle passe sa vie à l'attendre
Pour un mot pour un geste tendre
La groupie du pianiste
Devant l'hôtel dans les coulisses
Elle rêve de la vie d'artiste
La groupie du pianiste
Elle le suivrait jusqu'en enfer
Et même l'enfer c'est pas grand chose
À côté d'être seule sur terre
Et elle y pense dans son lit
Le soir entre ses draps roses
Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime

Il a des droits sur son sourire
Elle a des droits sur ses désirs
La groupie du pianiste
Elle sait rester là sans rien dire
Pendant que lui joue ses délires
La groupie du pianiste
Quand le concert est terminé
Elle met ses mains sur le clavier
En rêvant qu'il va l'emmener
Passer le reste de sa vie
Tout simplement à l'écouter

Elle sait comprendre sa musique
Elle sait oublier qu'elle existe
La groupie du pianiste
Mais Dieu que cette fille prend des risques
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du pianiste

Elle fout toute sa vie en l'air
Et toute sa vie c'est pas grand chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
Le soir entre ses draps roses

Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime

La groupie du pianiste?
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Re: Poêtes éternels

Message  gregorianlight le Lun 31 Jan 2005 - 10:05

BALLADE
Dès DAMES Dû TEMPS JADIS.

Dictes-moy où, n’en quel pays,
Est Flora, là belle Romaine;
Archipiada, ne Thais,
Qui fût sa cousine germaine;
Écho, parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière où sus estan,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine?
Maïs où sont lés neiges d’antan!

Où est là très sage Helois,
Pour qui fût chastre et puis moyne
Pierre Esbaillart a Sainct-Denys?
Pour son amour eut cest essoyne.
Semblablement, où est là royne
Qui commanda que Buridan
Fust jette en ung sac en Seine?
Maïs où sont lés neiges d’antan!
Là royne Blanche comme ung lys,
Qui chantoit a voix dé sereine;
Berthe au grand pied, Bietris, Allys;
Harembourges, qui tint lé Mayne,
Et Jehanne, là bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslerent a Rouen;
Où sont-ilz, Vierge souveraine?...
Maïs où sont lés neiges d’antan!


Prince, n’enquerez dé sepmaine
Où elles sont, ne dé cest an,
Que ce refrain ne vous remaine:
Maïs où sont lés neiges d’antan!
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Re: Poêtes éternels

Message  Cirse le Mar 1 Fév 2005 - 16:00

"Paroles" de Jacques PREVERT coeur

Alicante
Une orange sur la table
ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie


Premier jour
Des draps blancs dans une armoire
des draps rouges dans un lit
Un enfant dans sa mère
Sa mère dans les douleurs
Le père dans le couloir
Le couloir dans la maison
La maison dans la ville
la ville dans la nuit
La mort dans un cri
Et l'enfant dans la vie


Vous allez voir ce que vous allez voir
Une fille nue nage dans la mer
Un homme barbu marche sur l'eau
Où est la merveilles des merveilles
Le miracle annoncé plus haut
...... Cool
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Re: Poêtes éternels

Message  Attila le Mer 2 Fév 2005 - 12:17

C'est pas une chanson mais j'aime beaucoup

il pleure dans mon coeur
Comme Il pleut sur la ville
Quelle est cette langueur
qui pénètre mon coeur

Au bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits
Pour un coeur qui s'ennuit
O le bruit de la pluie

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure
Quoi? nulle trahison
Ce drame est sans raison

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine.
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Re: Poêtes éternels

Message  Cirse le Sam 5 Fév 2005 - 23:23

Albert Giraud - poète symboliste belge (1860 - 1929)

Lune malade
O Lune, nocture phtisique,
sur le noir oreiller des cieux,
ton immense regard fiévreux
m'attire comme une musique !

Tu meurs d'un amour chimérique,
et d'un désir silencieux,
O Lune, nocturne phtisique,
Sur le noir oreiller des cieux !

Mais dans sa volupté physique
l'amant qui passe insoucieux
prend pour des rayons gracieux
ton sang blanc et mélancolique,
O Lune, nocturne phtisique !

Messe rouge
Pour la cruelle Eucharistie,
sous l'éclair des ors aveuglants
Et des cierges aux feux troublants,
Pierrot sort de la sacristie.

Sa main, de la grâce investie,
déchire ses ornements blancs
Pour la cruelle Eucharistie,
sous l'éclair des ors aveuglants,

Et d'un grand geste d'amnistie,
il montre aux fidèles tremblants
Son coeur entre ses doigts sanglants
- Comme une horrible et rouge hostie
Pour la cruelle Eucharistie.

La chanson de la potence
La maigre amoureuse au long cou
sera la dernière maîtresse
De ce traîne-jambe en détresse,
De ce songe-d'or sans le sou.

Cette pensée est comme un clou
Qu'en sa tête enfonce l'ivresse:
la maigre amoureuse au long cou
sera la dernière maîtresse.

Elle est svelte comme un bambou:
sur sa gorge danse une tresse,
et d'une étranglante caresse,
le fera jouir comme un fou,
La maigre amoureuse au long cou !
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Dim 6 Fév 2005 - 20:45

Jean-Jacques Goldman
Envole-moi

Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman


--------------------------------------------------------------------------------

Minuit se lève en haut des tours
Les voix se taisent et tout devient aveugle et sourd
La nuit camoufle pour quelques heures
La zone sale et les épaves et la laideur

J'ai pas choisi de naître ici
Entre l'ignorance et la violence et l'ennui
J'm'en sortirai, j'me le promets
Et s'il le faut, j'emploierai des moyens légaux

Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Pas de question ni rebellion
Règles du jeu fixées mais les dés sont pipés
L'hiver est glace, l'été est feu
Ici, y a jamais de saison pour être mieux

J'ai pas choisi de vivre ici
Entre la soumission, la peur ou l'abandon
J'm'en sortirai, je te le jure
A coup de livres, je franchirai tous ces murs

Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi

Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi {3x}
Regarde-moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirai pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi...
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Dim 6 Fév 2005 - 20:49

Dans 3 jours c'est le concert!!!
Une petite chanson de Rammstein:
Engel
Wer zu Lebzeit gut auf Erden
wird nach dem Tod ein Engel werden
den Blick gen Himmel fragst du dann
warum man sie nicht sehen kann

Erst wenn die Wolken schlafengehn
kann man uns am Himmel sehn
wir haben Angst und sind allein

Gott weiß ich will kein Engel sein

Sie leben hinterm Sonnenschein
getrennt von uns unendlich weit
sie müssen sich an Sterne krallen
damit sie nicht vom Himmel fallen

Erst wenn die Wolken schlafengehn
kann man uns am Himmel sehn
wir haben Angst und sind allein

Gott weiß ich will kein Engel sein

Erst wenn die Wolken shlafengen
kann man uns am Himmel sehn
wir haben Angst und sind allein

Gott weiß ich will kein Engel sein


Traduction:

Celui qui, de son vivant, est bon sur la Terre
Deviendra après la mort un ange
Tu te demandes alors en regardant vers le ciel
Pourquoi on ne peut pas les voir

Lorsque les nuages vont se coucher
On peut nous voir dans le ciel
Nous avons peur et sommes seuls

Dieu sait que je ne veux pas être un ange

Ils vivent derrière les rayons du Soleil
Loin de nous pour l'éternité
Ils doivent s'accrocher aux étoiles
Pour ne pas tomber du ciel

Lorsque les nuages vont se coucher
On peut nous voir dans le ciel
Nous avons peur et sommes seuls

Dieu sait que je ne veux pas être un ange

Lorsque les nuages vont se coucher
On peut nous voir dans le ciel
Nous avons peur et sommes seuls

Dieu sait que je ne veux pas être un ange

EDIT: mdr j'ai mêmepas fait attention!


Dernière édition par le Lun 7 Fév 2005 - 19:45, édité 1 fois
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Re: Poêtes éternels

Message  Wax le Lun 7 Fév 2005 - 14:09

C'est cool ca! C'est de l'allemand traduit en allemand! Laughing
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Mar 8 Fév 2005 - 21:29

Dieogo, libre dans sa tête
Michel Berger

Derrière des barreaux
Pour quelques mots
Qu'il pensait si fort
Dehors il fait chaud
Des milliers d'oiseaux
S'envolent sans effort

Quel est ce pays
Où frappe la nuit
La loi du plus fort ?

Diego, libre dans sa tête
Derrière sa fenêtre
S'endort peut-etre...

Et moi qui danse ma vie
Qui chante et qui rit
Je pense à lui

Diego, libre dans sa tête
Derrière sa fenêtre
Déjà mort peut-être...
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Mar 8 Fév 2005 - 21:35

Youhou ça fait lontemps que je la cherchais celle là...

Roméo
Petite Conne

J'aurais pu chanter petite conne
Une chanson en anglais pour
Que tu oublies les paroles
Une chanson de rock and roll
Une belle mélodie pop
Pour t'embarquer allez hop
Vers des sentiments faciles
Avec des John et des Bill

Refrain:
Petite conne
Nananananananana
Petite conne
Nananananananana

J'aurais pu t'écrire petite conne
Une ballade en anglais pour
Tous ces jours où tu décolles
Au son du rock and roll
Comme les vieux tubes de l'époque
Où dans la tête ça faisait toc
Avec des accords faciles
Des refrains dans le style

au Refrain

J'aurais pu prendre petite conne
Un surnom en anglais pour
Que tu me prennes pour l'idole
La star du rock and roll
Un mec qui revient de loin
Un gars qui n'en pense pas moins
Qui dit des textes faciles
Des refrains dans le style
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Sam 12 Fév 2005 - 18:52

Désolée:

Fernandel
Félicie aussi

C'est dans un coin du bois d'Boulogne
Que j'ai rencontré Félicie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j'arrivai en Taxi
Je trouvai vite une occasion
D'engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l'herbe
Félicie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Félicie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Félicie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Félicie aussi

Afin d'séduire la petite chatte
Je l'emmenai dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d'cochon grillé
Et pendant qu'elle mangeait le sien
J'lui fit du pied avec le mien

J'pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Félicie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Félicie aussi
Je m'offris une gibelotte
Elle embaumait l'échalotte
Félicie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Félicie aussi

L'Aramon lui tournant la tête
Elle murmura " quand tu voudras "
Alors j'emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C'était l'hotêl d'Abyssinie
Et du Calvados réuni

J'trouvai la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Félicie aussi
Je m'lavai les mains bien vite
L'lavabo avait une fuite
Félicie aussi
Sous l'armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Félice aussi
Y avait un fauteuil en plus
Mais il était rempli d'puce
Félicie aussi
Et des draps de toiles molles
Me chatouillaient les guiboles
Félicie aussi
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Re: Poêtes éternels

Message  Daggy le Lun 14 Fév 2005 - 12:43

Petit homme qui vivait d'espoir
Rencontra sur la butte un soir
Femme-enfant de grande beauté
Fille-fleur aux souliers crottés.

Aussitôt son cœur a bondi
S'est senti l'âme d'un bandit
Y avait du bonheur à ravir
A une fill' belle à ravir
L'aborde et lui dit : "Bonsoir...
Je suis l'homm'le plus rich'
J'en ai trop, j'en ai bien pour deux
Et de vous je suis amoureux

J'ai l'espoir de toujours vous voir
J'ai l'espoir d'bientôt vous avoir
J'ai l'espoir de mettre à vos pieds
Les richesses du monde entier.

A pris ses plus jolis espoirs
Les a mis dans un grand mouchoir
A la belle il les a donnés
Mais la belle les a piétinés.

Elle a dit : "le truc de l'espoir
On m'l'a déjà fait, pas d'histoires
Offre-moi des réalités
Sinon sur moi faut pas compter".

Petit homm' qui vivait d'espoir
A pleuré dans son grand mouchoir
A pleuré tout ce qu'il savait
Et aussi tout ce qu'il ignorait

Est monté sur la tour Eiffel
Et s'est élancé vers le ciel
Est retombé sur la chaussée
Son sang a tout éclaboussé.

Les passants, de sang tout tachés
Sont allés se faire détacher
Du moment qu'y a des teinturiers
Faut bien les faire travailler.



Petit homme qui vit d'espoir (1975)
Boby Lapointe

coeur

------------------------------------


Ooooh ! Pauvre piti Boby !
Même s'il y a un peu de cynisme et beaucoup d'humour derrière les paroles, moi, le Totoro Mélancolique, je ne peux m'empêcher d'y voir de la tristesse et des souffrances. Heureusement que les Totoros ne pleurent pas, autrement, tous les jolies mots de Boby auraient bien pu être rongés par le sel de mes grosses larmes.


> snif


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Re: Poêtes éternels

Message  Cirse le Jeu 17 Fév 2005 - 0:16

Le soir (Victor Hugo)

C'est le moment crépusculaire.
J'admire, assis sous un portail,
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure du travail.

Dans les terres, de nuit baignées,
Je contemple, ému, les haillons
D'un vieillard qui jette à poignées
La moisson future aux sillons.

Sa haute silhouette noire
Domine les profonds labours.
On sent à quel point il doit croire
A la fuite utile des jours.

Il marche dans la plaine immense,
Va, vient, lance la graine au loin,
Rouvre sa main, et recommence,
Et je médite, obscur témoin,

Pendant que, déployant ses voiles,
L'ombre, où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu'aux étoiles
Le geste auguste du semeur.

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Re: Poêtes éternels

Message  hiddenplace le Jeu 17 Fév 2005 - 1:02

Oh Daggy, que c'est bobobby Lapointe!!

je ne la connaissais pas celle-ci, je m'endormirai moins ignorante priere

_________________
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Qui veut des ravioli ?
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J'aime celle là, je l'écoute en boucle

Message  Arakneed le Jeu 17 Fév 2005 - 1:13

Il y a des jours...

J’aime comme tu t’habilles
comme tu te mets du noir aux yeux
j’aime les pas que tu vacilles
comme tu te déshabilles un peu
j’aime beaucoup quand tu sourcilles
quand tu demandes si je veux
quand tu demandes si on oublie
un peu la folie de ce lieu

J’aime la cadence de tes vrilles
de tes coups de crocs nerveux
dans notre quotidien qui brille
comme celui des gens heureux
j’aime les silences qui habillent
la connivence de nos vœux
Je suis un garçon, toi une fille
profitons-en au moins un peu.

J’aime les baisers que tu distilles
comme quelques souvenirs fiévreux
au gré de ces journées tranquilles
coincés dans cette ville en feu
J’aime ta façon de me le dire
ta façon de fermer les yeux
l’ombre naissante de tes sourires
ta façon de remplir ce lieu

J’aime ce jour qui arrive
et ces moments à être deux
et ces moments sans trop se dire
les mots qui briseraient ce jeu
Et si dehors le soleil brille
si la lumière te pique les yeux
tirons les volets, ma chérie
et rencontrons-nous un peu mieux

J’aime ces moments, même si le dire
n’est pas mon fort, c’est un aveu
je fais un effort aujourd’hui
car aujourd’hui je suis moins vieux
je suis moins touché par la vie
il y a des jours, qu’est-ce que j’y peux...
Il y a des jours ou c’est ainsi
il y a des jours ou ça va mieux.

Les Hurleurs
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Re: Poêtes éternels

Message  Chuipulà le Sam 19 Fév 2005 - 15:27

Mickey 3D
Chanson de rien du tout
--------------------------------------------------------------------------------

C'est une chanson de rien du tout
Qui vaut même pas 3 francs 6 sous
Même pas la moitié d'un euro
C'est vous dire si elle vaut le coût

C'est une chanson qui nous ressemble
Elle est née le 24 décembre
A 23 heures et des poussières
J'étais un petit peu en colère

J'aurais pu la jeter dans le ruisseau
Ou la siffler rien que pour les oiseaux
Mais le ruisseau était gelé
Et les oiseaux s'étaient taillés

C'est une chanson de rien du tout
Qui vaut même pas 3 francs 6 sous
Composée sur un vieux piano
Qui joue toujours un p'tit peu faux

C'est une chanson qui me rappelle
Y en a qui sont seuls à Noël
A 23 heures et des poussières
Ils regardent le ciel de travers

J'aurais pu la jeter dans le ruisseau
Ou la siffler rien que pour les oiseaux
Mais j'ai décidé de la garder
Ca peut servir on sait jamais


Mickey 3D
Si j'étais toi
--------------------------------------------------------------------------------

C'est pas moi qui vais t'enlacer
Pas moi qui vais te consoler
C'est pas moi qui vais m'arrêter
J'ai pas le temps je suis trop pressé

Je pourrais certainement t'aider
Ou tout au moins te rassurer
Mais j'aimerais bien me calmer enfin

Tu vois, tu vois, moi si j'étais toi
Je me montrerais du doigt
Et je me foutrais de moi

C'est pas moi qui vais t'expliquer
Ou te dire que tout est parfait
C'est pas moi qui vais t'embrasser
J'ai pas le temps de m'amuser

Je préfère seulement te dire
Qu'il faut parfois se retenir
De chialer sur l'épaule des copains

Tu vois, tu vois, moi si j'étais toi
Je me montrerais du doigt
Et je me foutrais de moi

Tu vois, tu vois, je fais toujours tout à l'envers
Et je ne pense pas revenir en arrière
Tu vois, tu vois, j'ai bien du mal à me refaire
Et je n'crois pas, même si j'ai les genoux par terre
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