Brotherhood, Le pacte

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Brotherhood, Le pacte

Message  JoelRobuchon le Dim 4 Juin 2006 - 21:33

Brotherhood, Le pacte




Réalisation : David DeCoteau
2000 – Etats-Unis
1h21
Le genre : Gaypied (Bon d'accord elle était facile!)



Prenez une pincée de teens comedy, une once de film d’horreur, ajoutez un zeste de film érotique expérimental des années soixante-dix . Mélangez le tout dans le shaker à David DeCoteau et vous obtiendrez Brotherhood le Pacte, petit téléfilm d’horreur à la prétention de vouloir embrasser les cimes de la sensualité.

Après avoir réalisé Creepozoïdes, film d’épouvante à l’esthétisme écœurant avec des aliens grand-guignoles, voilà que David DeCoteau se lance volontiers dans la réalisation ardue de film d’horreur gays. Oui oui, vous avez bien lu. Des films d’horreur gays.


Chris est un charmant jeune homme fraîchement arrivé en fac qui ne demande qu’à se faire des amis. Au cours d’une de ses séances de jogging, il se fait repérer par une bande de vampires qui squattent le campus, passant leur temps à sélectionner les meilleurs spécimens de mâles qui pourraient potentiellement devenir l’un des leurs.. Dan, le chef des vampires, tombé sous le charme de Chris lui propose de faire partie de sa bande. Mais celui-ci refuse allègrement.

Dan ne se laisse pas faire et invente un stratagème pour le moins machiavélique afin d’attirer Chris comme le papillon envoûté par la flamme. Il va l’inviter à l’une de ses soirées branchées où seuls les étudiants les plus beaux du campus ont le droit d’entrer. En voilà une idée qu’elle est bonne !Bien évidemment, Chris va peu à peu succomber aux charmes de Dan pour devenir vampire à son tour...


Vous vous en doutez, il ne s’agit pas d’une trame narrative finement dépeinte par petites touches, comme les romans à connotation homosexuelle d’Oscar Wilde ! Ici, le trait est grossier et les ficelles du scénario minimalistes. Peu importe, puisque tout l’intérêt de Brotherhood réside dans une nouvelle forme de ridicule que DeCoteau semble cultiver avec ardeur.





Le casting, déjà vaut le déplacement. En particulier pour Dan et sa Bande de vampires qui semblent tout droit sortir d’un film de cul sado maso avec leurs pectoraux à l’air et leurs petites vestes en cuir bien luisantes. Est-il nécessaire d’ajouter que les acteurs ont plus été choisis pour leurs talents charnels plutôt que pour leur expressivité ? Mais le joyaux du film se trouve ailleurs.


Elizabeth Bruderman alias Megan.


Seul rôle féminin au milieu du harem masculin, Elizabeth Bruderman possède une véritable aura nanarde qui sublime chacune de ses apparitions sur la pellicule pour mieux faire tomber le film dans les abysses de la suffisance. Oui, Je le clame haut et fort: il faut rendre hommage à cette actrice qui dispose là d’un vrai potentiel !

On a rarement vu pareille actrice faire tomber à plat toutes les répliques qui sont déjà à la base particulièrement affligeantes. Pour vous donner un bien piètre aperçu de l’ampleur des dégâts, elle tente en vain d’enrichir ses répliques pourtant basiques par un jeu de regard faussement sensuel et avec un air dandy à la limite de la dépravation. Peut-être s’agirait-il d’une tentative de donner aux dialogues un peu de reliefs sulfureux en les doublant de sous-entendus censés rajouter une touche de piquant à la mise en scène. Manque de chance, les acteurs sur-jouent au possible. Elizabeth Bruderman en tête du podium qui n’hésite pas à essayer de paraître intelligemment sensuelle à chacune de ses apparitions.

Ces tentatives avortées d’essayer d’avoir « la classe » sur des répliques aussi bêtes que « J'étudie la psycho. » font passer d’agréables moments. Voilà un jeu d’acteurs qui semble directement inspiré du duo Sarah Michelle Gellar/ Ryan Phillippe dans Sexe Intention avec dix fois moins de talents.

Et ce n’est pas David DeCoteau qui va sauver le téléfilm du naufrage cinématographique. Il semble en effet plus concentré à filmer avec passion ses (jeunes) modèles. Le pompon est atteint lors de scènes pseudo érotiques, qui , il faut le dire, sont tournées comme des films de cul ! Et va-y que je te crée un petit effet psychédélique avec les zooms et le flouté, la caméra qui tangue légèrement pour faire plus sensuel… Mères de famille rassurez-vous, certes il y a pléthore d’allusions explicitement homosexuelles mais Dieu merci on s’arrête à la lisière du plumard ce qui rend le Brotherwood futilement accessible à tous.




Au cours du film, vous allez voir :

Des minets jouer religieusement à touche-pipi en caleçon dans un décor gothique. Le tout dans une ambiance orageuse qui demeure l’une des mises en scènes les plus kitschs du moment !

Des vampires qui sucent le sang de leurs victimes en les piquant avec une petite aiguille !

Un bien étrange campus transformé en baisodrome géant (comme toutes les teens comedies) où les étudiants passent leur temps à se bécotter sur le gazon. Les études ont été mises en option!

Des plans érotiques respectant la limite du convenable. David DeCoteau filmant ses fantasmes, brandissant sa libido au bout de la caméra comme un Alfred Hitchcock du navet !

Et plein d’autres surprises encore !


Brotherhood résonne comme un petit navet sympatoche dans l’unique but que celui de faire plaisir au réalisateur ainsi qu’aux ados en manque de repères sexuels. Une véritable initiation au mauvais goût !
Le DVD est disponible un peu partout, méfiez-vous ! Si ça se trouve il faut payer en nature…
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Re: Brotherhood, Le pacte

Message  Lestat le Dim 4 Juin 2006 - 21:53

Quelle belle critique que voila ! biz_fleur

Ah les films de De Coteau...des effets spéciaux en caoutchouc, des mecs en caleçons, des dialogues improbables...

The Brotherhood - Le Pacte est de loin le meilleur des 4. Je retiendrai une scène assez belle, celle où deux gars donnent du plaisir à une jeune fille. Une séance à l'érotisme moite qui se revéla être le meilleur moment du film.

Sinon, la trame gay est encore assez peu développée, elle reste assez sage. Dans le 2, nous verrons par exemple Trois ou quatre mecs dans une piscine se boire leurs larmes les uns-les autres dans un ralenti esthétique tout Decoteauien. Dans le 3 je crois, c'est un bel éphèbe sous la douche qui sera langoureusement cadré au niveau du fessier. escargot

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Re: Brotherhood, Le pacte

Message  JoelRobuchon le Mar 6 Juin 2006 - 13:39

clap J'ai presque envie de la foutre sur Krinein pour voir ce qu'ils vont répondre.

Oh! Si j'osais? :P
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